Dernièrement, je suis sortie de ma zone de confort BIG TIME. Tout a commencé en janvier dernier lorsque j’ai dit oui à une opportunité alors que je ne savais pas si j’allais avoir les ressources financières.

J’ai été invitée à poursuivre ma formation en coaching pour faciliter de grands groupes et cela impliquait de me rendre au Colorado en juillet. Mon intuition et mon coeur me disaient «VAS-Y»! Mon mental avait un autre discours: «Es-tu sûre? Regarde ton compte de banque!» J’ai pris le risque.

Quelques semaines plus tard, j’ai eu l’argent pour payer la formation. Par contre, il me restait toujours le voyage à planifier et beaucoup d’argent à amasser. J’étais prête à reporter mon examen à plus tard s’il le fallait, mais la Vie avait un autre plan pour moi. Pendant plusieurs semaines, une idée me revenait toujours en tête: faire une campagne de financement. J’essayais de l’ignorer, mais rien à faire. Je crois aux signes que la Vie nous envoie et au nombre de fois où je suis tombée sur des sites de «crowdfunding» par hasard, ça devenait ridicule et je ne pouvais qu’écouter. Mon mental avait toutes sortes de raisons pour me décourager:

«C’est une option trop facile. Tu n’auras même pas à travailler pour ramasser l’argent.»

«Demander de l’argent, c’est dire aux autres que tu n’as pas d’argent. De quoi vas-tu avoir l’air?»

«Si personne ne te donne de l’argent, ça va avoir l’air fou.»

«Tu as un montant sur ta carte de crédit et au lieu de ramasser de l’argent pour la rembourser, tu vas demander de l’argent pour quelque chose qui n’est pas essentiel.»

Ce dernier est mon argument préféré. Il semble si logique, non? C’est vrai que je n’avais pas envie de m’endetter. Par contre, ma tête essayait de me faire croire qu’il n’y avait pas d’autres options possibles. Comme j’ai appris que mon intuition en sait beaucoup plus que moi, et surtout, je veux que mes choix soient un exemple inspirant, j’ai lancé une campagne de financement. Je suis passée par toutes sortes d’émotions inconfortables et de résistance, je l’avoue. J’ai dû me pousser pour envoyer des messages personnels à mon entourage et passer par-dessus la peur d’être jugée. Chaque fois, je le prenais comme une pratique et je finissais par recevoir un peu plus d’argent pour atteindre mon objectif.

C’était presque la fin de ma campagne et j’avais amassé 400$ sur un objectif de 1200$. J’aurais pu me décourager, renoncer, me dire que je n’atteindrais jamais en quelques jours le montant espéré. Par contre, j’ai gardé confiance et je suis restée solide, parce que mon coeur et mon intuition me guidaient vers cette direction. J’ai finalement dû réserver ma place pour l’examen alors que je n’avais même pas la moitié des fonds. Dès que j’ai dit oui, le reste s’est enclenché et j’ai amassé 800$ en 5 jours.

Voici ce que je veux que vous reteniez de mon histoire:

 1- Les miracles se produisent en dehors de notre zone de confort. Ma tête voyait deux options confortables: travailler plus ou m’endetter. Je dis confortables, car bien qu’elles ne m’enchantaient pas, c’est ce que mon mental connait comme façons d’amasser de l’argent. Si je n’avais pas osé poser une action qui me demandait un certain niveau d’inconfort, mais vers laquelle j’étais clairement guidée, je doute que je serais allée à l’examen en juillet. En plus d’avoir eu tous les fonds nécessaires, j’ai appris beaucoup sur moi et la valeur de mes apprentissages n’a pas de prix.

2- Les ressources arrivent lorsque nous faisons un premier pas. Beaucoup d’entre nous attendons avoir les ressources nécessaires pour passer à l’action. Je ne vous dis pas d’aller faire une virée de magasinage et de dépenser 500$ sur votre carte de crédit parce que vous en avez envie. Par contre, il y a des moments où notre coeur et notre intuition nous donnent le feu vert et il faut sauter même si notre tête ne comprend pas encore comment les morceaux du casse-tête vont s’assembler.

3- Votre coeur et votre intuition en savent beaucoup plus que vous. J’avais clairement le désir d’aller faire mon examen en juillet et de ne pas le reporter. Parfois, notre coeur veut quelque chose, mais notre intuition nous dit que ce n’est pas le bon moment. C’est pourquoi je ne sépare pas l’un de l’autre. Par contre, mon intuition me disait que c’était le temps. Si j’avais écouté ma tête, ce qui est logique, ce qui est raisonnable, je ne serais jamais passée à l’action et je n’aurais pas réalisé ce que je désirais au plus profond de moi.

En espérant que cela vous encourage à sortir de votre zone de confort et à prendre des actions inspirées!

 

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